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Lutte contre la pauvreté des jeunes : Martin Hirsch souhaite lancer des expérimentations

le 14 janvier 2009   

Nommé haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch conserve ses fonctions actuelles. Il se voit confier la responsabilité de "porter (…) une politique de la jeunesse", selon les termes du chef de l’État. Une concertation doit s’ouvrir pour en définir les objectifs.

"Ma mission n’est pas de traiter les jeunes comme un problème mais comme un atout", déclare Martin Hirsch dans un entretien au quotidien Le Monde daté du 14 janvier. "Le mot d’ordre du président de la République est l’accès à l’autonomie, en conciliant responsabilité et solidarité."

Le RSA ne concerne pas les jeunes de moins de 25 ans, mais, précise Martin Hirsch, "les parlementaires ont donné leur accord pour tester différentes pistes mêlant travail, formation, allocation et accompagnement", indique notamment le haut commissaire. Il s’agit donc de "faire des programmes expérimentaux rigoureux et évalués".

Pour les mettre en place, Martin Hirsch entend mettre "autour de la table les partenaires sociaux, les représentants des jeunes, des entreprises, et des collectivités pour définir les objectifs de travail". "Nous lancerons des programmes expérimentaux à grande échelle, en partenariat avec les collectivités locales volontaires."

"Un fonds d’expérimentation pour les jeunes a été créé par la loi du 1er décembre 2008, généralisant le RSA. Le président de la République nous permet de changer d’échelle, en le dotant de 150 millions d’euros", précise Martin Hirsch.

Le haut commissaire, qui a porté la loi sur le RSA - adoptée fin novembre 2008 par le Parlement - est né en 1963, à Suresnes (Hauts-de-Seine). Ancien élève de l’ENS et de l’Ena, maître des requêtes au Conseil d’État, il est également titulaire d’un DEA de neurobiologie et d’une maîtrise de biochimie.

De 1995 à 1997, il fut directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la Santé et conseiller au cabinet de la ministre de l’Emploi et de Solidarité. De 1999 à 2005, il occupe les fonctions de directeur général de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), tout en prenant des responsabilités bénévoles au sein d’Emmaüs.

C’est en 2002 qu’il succède à l’Abbé Pierre à la présidence d’Emmaüs-France. Il occupera ce poste jusqu’en 2007. De 2006 à 2007, il est parallèlement président fondateur puis directeur général de l’Agence nouvelle des solidarités actives et membre du comité consultatif de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité des chances).

(source www.premier-ministre.gouv.fr)

> Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté et haut commissaire à la Jeunesse