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Lutte contre le décrochage scolaire : la mise en oeuvre de la circulaire à l’ordre du jour du dernier groupe de travail du CNML

le 27 mai 2011   

Le groupe de travail du CNML "décrochage scolaire" qui s’est réuni le 19 mai a été l’occasion pour la quinzaine de participants présents – directeurs, animateurs régionaux, représentants de l’ANDML – de faire le point sur la mise en œuvre de la circulaire de lutte contre le décrochage scolaire du 9 février dernier.

Mis en place en 2010, ce groupe de travail a pour objectifs de confronter et valoriser les pratiques des missions locales dans la lutte contre le décrochage scolaire et d’assurer une veille sur les nouveaux dispositifs législatifs. Il est présidé par une élue du Conseil, Malika Dati, adjointe au maire de Nancy et vice-présidente de la mission locale.

"Cela répond aux préoccupations des missions locales : mener des actions sur le plan du décrochage en renforçant notre partenariat avec l’Education nationale qui est parfois fragile, souligne Malika Dati dans son introduction aux travaux, mais les outils d’évaluation des misions locales ne rendent pas suffisamment compte de ce volet décrochage."

Pour assurer le repérage des jeunes sortis sans diplôme, l’organisation du dispositif repose sur les « plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs », coordination locale des acteurs de la formation, de l’orientation et de l’insertion des jeunes. La place des missions locales dans ces nouvelles coordinations a fait l’objet d’un échange entre la dizaine de régions représentées et il apparaît que la mise en œuvre des plates-formes est facilitée si elles s’appuient sur des partenariats déjà existants comme c’est le cas par exemple avec le Pôle Rhône-Alpes de l’Orientation (PRAO), la convention régionale de prévention des ruptures en Provence-Alpes-Côte d’Azur ou encore les cellules de veille éducative en Auvergne.

La mise en place effective des plates-formes repose sur l’organisation de l’échange d’informations prévue par la loi : il s’agit de repérer les jeunes « décrocheurs du système de formation initiale » - le niveau de qualification concerné par cet échange d’information est défini par le décret n° 2010-1781 du 31 décembre 2010 - et de vérifier s’ils sont en contact avec la mission locale. Des informations sont échangées entre les bases de données des établissements de formation initiale, des CFA et de Parcours 3 pour les missions locales. La présentation au groupe de travail de ce système interministériel d’échange d’informations (SIEI) aura permis de faire remonter des questions utiles pour une prochaine communication du secrétariat général du CNML aux missions locales.

Quelles sont les catégories de jeunes à contacter en priorité ? comment accompagner spécifiquement ce nouveau public, notamment les plus jeunes ? sont aussi des questions abordées dans ce groupe, mais le point le plus important, estiment les participants, c’est le sens de tout ce travail, c’est à dire les solutions qui seront proposées aux jeunes.

Cette préoccupation du réseau rejoint celle de l’Accord national interprofessionnel du 7 avril 2011 sur l’accompagnement des jeunes demandeurs d’emploi où les partenaires sociaux confient aux missions locales la prise en charge 20 000 décrocheurs.

A télécharger

> Décrochage scolaire, contribution des missions locales de Haute-Normandie

> Décrochage scolaire, contribution des missions locales de Poitou-Charentes