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le 20 janvier 2011

Pour lutter contre le décrochage scolaire une convention a été signée entre la mission locale du Bassin carcassonnais et la mission générale d’insertion dépendant de l’Education nationale.
Première action de réflexion, une journée de travail sur ce thème, a réuni plus de deux cents professionnels, le 19 janvier, autour d’une conférence de Philippe Jeammet, professeur de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et auteur de plusieurs ouvrages sur les difficultés psychologiques de l’adolescent :
« J’aime pas l’école », « je n’ai jamais aimé l’école », disent-ils. Ou encore : « Jusqu’en 6e, je travaillais bien, mais à partir de la 6e…, j’ai commencé à m’amuser… » Ces jeunes « décrocheurs d’école », ou qui n’ont jamais vraiment accroché, posent problème aux enseignants, qui ont l’impression de ne pas savoir comment s’y prendre avec eux. Certains « feront tout le cursus », jusqu’en fin de 3e, remarque une principale de collège au cours d’une réunion sur le thème de l’orientation, mais ça ne débouchera sur rien, car ils seront passés de classe en classe sans le niveau, et avec peu d’acquis. Comprendre ce qui se joue pour ces jeunes, et pourquoi le lien avec l’école n’a pas pu se tisser, c’est sans doute la première étape. Au-delà, nous voulons essayer de nous pencher ensemble sur les questions du « que faire ? » et du « comment faire ? ». Comment ne pas nous résigner à ce qu’une partie des jeunes se contentent de traverser l’école sans en tirer parti ? Comment inventer collectivement des solutions, des stratégies, peut-être d’autres manières d’aborder les apprentissages, la préparation de l’orientation, l’approche du monde du travail ? Comment accompagner, et si possible, « raccrocher », ceux qui sont déjà sortis du système et se retrouvent démunis ?
Bref, comment, ensemble, faire preuve d’imagination ?